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Les tendances immobilières à suivre pour réussir vos investissements en 2024

Femme professionnelle analysant des plans immobiliers dans une agence moderne avec vue sur la ville

Le marché immobilier français en 2024 a vu converger plusieurs mutations : baisse progressive des taux d’intérêt, durcissement réglementaire sur la location meublée et recul des prix dans certaines zones. Pour qui cherche à investir, la question n’est plus de savoir si le marché bouge, mais quels segments offrent encore un écart de rentabilité exploitable face aux nouvelles contraintes fiscales et énergétiques.

Fiscalité du meublé touristique : ce qui change concrètement la rentabilité

Les concurrents traitent longuement des taux et des prix, mais peu détaillent l’impact fiscal de la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 sur les projections de rendement. C’est pourtant le paramètre qui redistribue les cartes pour les investisseurs en location courte durée.

Depuis 2025, l’abattement micro-BIC passe à 30 % pour les meublés non classés, avec un plafond de recettes fixé à 15 000 euros. Pour un bien qui générait auparavant des revenus sous le régime micro-BIC à 50 % d’abattement, la base imposable augmente sensiblement. L’arbitrage entre régime micro et régime réel devient un calcul à refaire pour chaque projet.

Le régime LMNP au réel a lui aussi perdu un avantage à la revente. Les amortissements déduits pendant la période de location sont désormais réintégrés dans le calcul de la plus-value. Un investisseur qui tablait sur une sortie fiscalement optimisée après plusieurs années d’amortissement doit revoir son horizon de détention.

Pour approfondir ces arbitrages fiscaux et suivre l’actualité du secteur, vous pouvez découvrir Blog Actif net immo qui traite régulièrement de ces sujets.

Passoires thermiques et DPE : tableau des contraintes par classe énergétique

Couple inspectant un immeuble rénové pour un investissement immobilier en milieu urbain

La loi Climat et Résilience a interdit la mise en location des logements classés G depuis janvier 2024. Cette interdiction ne touche pas seulement les bailleurs classiques : le DPE devient une condition d’exploitation pour certains meublés touristiques. Intégrer le coût des travaux énergétiques dans le calcul de rentabilité n’est plus optionnel.

Classe DPE Statut locatif en 2024 Impact investisseur
G Interdiction de mise en location Décote à l’achat, travaux obligatoires avant exploitation
F Autorisée (interdiction prévue à terme) Fenêtre d’achat avec négociation, rénovation à anticiper
D-E Autorisée Travaux recommandés pour valorisation, aides disponibles
A-C Autorisée, aucune restriction Prix d’achat plus élevé, pas de travaux à prévoir

L’achat d’une passoire thermique reste une stratégie viable si le budget travaux est chiffré avant l’acquisition. La décote constatée sur les biens classés F ou G compense souvent le montant de la rénovation, à condition de vérifier l’éligibilité aux aides (MaPrimeRénov’, certificats d’économie d’énergie).

Copropriété et location saisonnière : un frein devenu juridique

La loi Le Meur a introduit un mécanisme qui permet aux copropriétés d’interdire les meublés de tourisme par modification du règlement de copropriété. L’étude du règlement de copropriété est désormais un préalable aussi stratégique que l’analyse du marché local.

Avant d’acquérir un bien destiné à la location saisonnière dans un immeuble collectif, trois vérifications s’imposent :

  • Le règlement de copropriété actuel autorise-t-il explicitement ou implicitement l’activité de meublé de tourisme, ou se limite-t-il à un usage d’habitation bourgeoise ?
  • Une assemblée générale a-t-elle déjà voté ou inscrit à l’ordre du jour une restriction de ce type, ce qui signalerait un risque à court terme ?
  • Le propriétaire est tenu d’informer le syndic de son activité de location touristique, ce qui expose le projet à un contrôle collectif dès le départ.

Ignorer ce point peut rendre un investissement inexploitable quelques mois après l’achat.

Investisseur immobilier analysant des données de marché et des tendances de prix sur ordinateur à domicile

Taux d’intérêt et prix en 2024 : où se situe la fenêtre d’achat

Les taux d’intérêt ont amorcé une baisse mesurée en 2024 après la période de hausse rapide observée depuis 2022. Cette détente a redonné du pouvoir d’achat aux emprunteurs, mais les prix n’ont pas encore remonté dans la plupart des marchés locaux. Ce décalage temporel entre la baisse des taux et la reprise des prix constitue une fenêtre d’acquisition.

Les disparités territoriales restent marquées. Les grandes métropoles ont mieux résisté à la correction des prix que les zones périurbaines ou rurales. En revanche, certaines villes moyennes affichent des rendements locatifs supérieurs grâce à des prix au mètre carré nettement plus bas et une demande locative soutenue par la tension du marché.

Le volume de transactions a baissé significativement par rapport aux années précédentes. Cette contraction de l’offre sur le marché ancien crée un effet de rareté qui pourrait soutenir les prix dans les secteurs les plus tendus dès que les conditions de crédit s’amélioreront davantage.

SCPI et diversification : une alternative au marché physique

Pour les investisseurs qui souhaitent s’exposer à l’immobilier sans gérer directement un bien, les SCPI restent un véhicule à examiner. La diversification sectorielle des SCPI atténue le risque lié à un seul marché local. Bureaux, commerce, santé, logistique : chaque segment réagit différemment aux cycles économiques.

L’investissement en SCPI permet aussi de contourner les contraintes opérationnelles liées au DPE, à la copropriété et à la gestion locative. Le rendement distribué dépend de la qualité du patrimoine détenu et de la stratégie d’acquisition de la société de gestion, ce qui nécessite une analyse des rapports annuels avant tout engagement.

Le marché immobilier de 2024 récompense les investisseurs qui intègrent le volet réglementaire et fiscal dans leur calcul de rentabilité avant même de regarder les prix. La rentabilité nette dépend autant du régime fiscal choisi que du rendement brut affiché. Les biens décotés par leur classe énergétique offrent des marges de négociation, mais uniquement si le budget travaux et le cadre juridique de la copropriété sont verrouillés en amont.

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